Une fois pour toutes, rappelons qui sont les Frères Musulmans, dont s’inspirent certains activistes communautaristes, à l’instar de ce groupe de femmes qui a imposé une sortie piscine en burkini. Explications, en quelques lignes faciles à lire (et à comprendre). Par Emmanuel Razavi

L’organisation des Frères Musulmans a été fondée en 1928 en Egypte. Son fondateur, Hassan al Banna, théorisait le fait que la société doit être organisée autour des valeurs de l’Islam et du Droit islamique, la charia, qui définit et codifie les règles cultuelles, juridiques, économiques et sociales.

Partisan d’une militarisation extrême, il considérait notamment que la femme doit être soumise à l’homme, que les chrétiens et les juifs ne doivent pas avoir de postes clés dans l’administration, que l’homosexualité est un péché, et il encourageait la dénonciation des « mauvaises pratiques » religieuses, que ce soit au travail ou dans le cadre de la vie privée.

Il voulait également dissoudre les partis politiques, revendiquait l’agencement des horaires de travail pour un meilleur accomplissement des devoirs religieux et souhaitait rétablir le califat, pourtant aboli en 1924 par Atatürk.

Il considérait que l’Etat islamique idéal doit être partout, et répondre aux moindres problèmes des individus. En clair, point de salut pour la société en dehors de l’Islam, la société idéale préconisée par Banna ressemblant à une sorte de « 1984 » avant l’heure, mais en version religieuse.

Le crédo de sa confrérie est le suivant : « Dieu est notre but, le prophète notre chef, le coran notre constitution, le jihad notre voie, le martyre notre plus grande espérance ».

Il faut rappeler au passage que Hassan al Banna était un grand admirateur d’Hitler et de Mussolini. Son organisation a inspiré les organisations terroristes telles Al Qaïda et Daesh.

Le credo de la confrérie, c’est notamment de jouer la carte de la victimisation, et de médiatiser au maximum ses actions. Ce qui s’est passé à Grenoble, lors de l’opération Burkini, s’inscrit dans la droite ligne de ce protocole : provocation – victimisation – médiatisation.

Dans un pays comme la France, il y aura toujours des idiots utiles pour « comprendre » ce type d’actions, et les justifier. Dans les faits, nous avons à faire à des activistes communautaristes qui veulent fracturer la société. A ceux qui en douteraient, l’auteur de ces lignes leur conseille de lire les textes fondateurs d’Hassan al Banna et de Seyed Qutb, autre théoricien obscurantiste de la confrérie islamiste. Ils comprendront à qui ils ont à faire.

01/07/2019 - Toute reproduction interdite


Un stand présente des vêtements de femmes, dont des burkinis, lors de la 34ème rencontre annuelle des musulmans français, événement organisé par l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) au Bourget, le 14 avril 2017.
Philippe Wojazer/Reuters
De Emmanuel Razavi