Société | 17 mai 2018

Ou se loger à Téhéran?

De GlobalGeoNews GGN
min

Avec ses 15 millions d’habitants, Téhéran est une mégalopole difficile à appréhender. Ses embouteillages légendaires sont l’un des critères majeurs dans la recherche d’un logement. Deux spécialistes de l’immobilier nous guident dans ce qui peut apparaitre souvent comme un parcours du combattant. Par Mariam Pirzadeh

La capitale iranienne semble repousser ses frontières continuellement. Un cinquième de la population iranienne y vit avec une ligne invisible qui sépare le nord du sud, des beaux quartiers à ceux populaires et bon marché. Près de la totalité des expatriés ont choisi le nord. Comme Nancy Lavery Moreau qui a visité une soixantaine de logements avant de poser ses valises en 2013. Une tache à plein temps qui l’a poussé à en faire son métier. Avec une associée anglo-iranienne, elles ont fondé la première agence de relocation immobilière à Téhéran pour guider les expatriés dans cette fourmilière de plus de 700 km2. « Les expatriés vont ressentir une absence de vie sociale (vie nocturne inexistante, port du voile obligatoire) qui peuvent les amener parfois à l’isolement. Il est donc essentiel d’être confortablement installés dans son « chez-soi », c’est pour cela qu’il faut cibler les quartiers du nord comme Elahieh, Velenjak, Zafaranieh, Mahmoudieh, Farmanieh, Kamranieh, Niavaran ou Darrous ». Mais contrairement aux idées reçues vivre à Téhéran n’est pas bon marché. « il faut compter entre 3800 dollars et 5000 dollars par mois pour un 3 chambres, entre 5500 et 7000 dollars pour un 4 chambres et plus de 7000 dollars pour une villa », explique cette mère de deux enfants. Chaque jour, elle visite des dizaines d’appartements, souvent très luxueux. « Ces loyers peuvent sembler excessifs mais les appartements sont grands, avec une surface minimale de 150 m2 et les immeubles ont des infrastructures que nous ne trouvons pas en Europe comme des piscines et des salles de gym au sous-sol ».

Un constat que partage Mohsen Arefi. Il est directeur des relations publiques pour le site Ihome.ir, le premier site internet immobilier en anglais du pays. Il explique l’attrait pour le nord de la ville par plusieurs critères. « Ces quartiers sont très demandés car le voisinage est très bien, éduqué en général, près des ambassades, les immeubles sont très sécurisés, près des écoles internationales, des centres commerciaux et surtout l’air y est plus pur, car le nord est au pied des montagnes » explique l’Iranien parfaitement anglophone. Mais le système de paiement des loyers est souvent différent qu’en Europe. « Soit vous payez une somme importante pour un an, en général la totalité des loyers et vous en récupérez une partie soit vous donnez une caution, que vous récupérez également et un loyer mensuel. Plus la caution est élevée, moins le loyer sera important. Il faut être guidé par des professionnels » conseille t-il.

Téhéran figure à la 200e position des grandes villes du monde où il fait bon vivre, sur 231 répertoriées par le cabinet Mercer.

 

26/04/2018 - Toute reproduction interdite.


Un chauffeur de taxi se protège du soleil au Grand Bazar dans le centre de Téhéran, Iran, 20 mai 2017
De GlobalGeoNews GGN

À découvrir

ABONNEMENT

Offre promotionnelle

À partir de 4€/mois Profitez de l’offre de lancement.

Je m’abonne
Newsletter

Inscrivez-vous à la newsletter fild

Recevez l'essentiel de l'info issue du terrain directement dans votre boîte mail.

Je m'inscris
Faites un don

Soutenez fild, média de terrain, libre et indépendant.

Nos reporters prennent des risques pour vous informer. Pour nous permettre de travailler en toute indépendance,

Faire un don