Menacée de mort et placée sous protection policière pour avoir exercé son métier, la journaliste Ophélie Meunier est devenue la cible des islamistes après la diffusion d’un reportage sur Roubaix, dans l'émission « Zone interdite » de M6. Le juriste roubaisien Amine Elbahi qui témoignait dans ce reportage, est aussi la cible de menaces. Soutenir l’une et l’autre, c'est refuser de céder à la peur et à l'obscurantisme.

Par la Rédaction de fildmedia.com

Dicible : « Qui peut être dit, exprimé ». La définition de cet adjectif marque les frontières du travail de journaliste et par conséquent de la liberté d'expression, dont les seules limites sont imposées par la loi dans les États de Droit. La liberté d'expression fut l'une des plus grandes conquêtes du siècle des Lumières et de la Révolution française.

Une liberté fondamentale proclamée dans l'article XI de la Déclaration des droits de l'Homme de 1789 : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ».

Cette déclaration précède et légitime la proclamation de la liberté de la presse en 1881. Chaque tentative de privation à cette liberté est donc une atteinte à un droit fondamental des citoyens français. Dans ce combat, les journalistes sont par définition en première ligne : la censure, les pressions, les tentatives d'intimidation font partie des risques du métier. Certains en payent le prix du sang. Au sein de notre rédaction, nous avons aussi connu ces menaces de mort, et nous n’y avons jamais cédé.

Ce sont ces mêmes menaces, ignobles, dont est la cible notre consœur de M6, Ophélie Meunier, après la diffusion du reportage sur les dangers de l'islamisme à Roubaix dans l'émission « Zone interdite » de M6. Tout comme le juriste roubaisien Amine Elbahi qui témoignait et décrivait dans ce reportage la réalité de sa ville, la journaliste a dû être placée sous protection policière.

Ophélie Meunier est menacée de mort pour avoir consciencieusement accompli sa tâche : dire le réel.

Nous ne renoncerons pas

L'indignation face aux attaques contre Ophélie Meunier et Amine Elbahi ne doit pas être seulement un réflexe confraternel ; elle ne peut pas être non plus un simple fait divers. Car ces menaces doivent être dénoncées et condamnées comme des appels au crime qui rappellent d'autres atrocités commises en France : des enfants assassinés dans une école juive, des journalistes abattus dans leur salle de rédaction, un professeur égorgé en pleine rue, un prêtre assassiné dans une église... Et cette condamnation ne doit pas seulement venir de la presse, de l'opinion et des réseaux sociaux. Elle doit être affirmée par les responsables politiques, à commencer par les prétendants aux plus hautes fonctions de l'État. Ne rien dire ou relativiser, c'est être complice de ces agresseurs qui menacent et pourrissent la vie d'Ophélie Meunier et Amine Elbahi. Comme ils empoisonnent l'existence de tous ceux qui sont obligés de vivre sous protection policière, comme ce fut le cas de certains nos collaborateurs. Face aux partisans de l'indicible, il ne peut y avoir de « oui mais », parce que « ce qui ne peut être exprimé » cache souvent, comme c'est le cas avec l'islamisme, une injonction à se soumettre, voire une haine et une volonté de supprimer littéralement l'autre.

Nous ne renoncerons pas à nos valeurs. Nous ne renoncerons pas à dire le réel et à soutenir ceux qui le font. Nous ne renoncerons pas davantage à soutenir Ophélie Meunier et Amine Elbahi qui ont eu le courage de nous parler du « réel ».

01/02/2022 - Toute reproduction interdite


Le logo de M6, deuxième chaîne de télévision commerciale de France, au siège de l'entreprise à Neuilly, le 30 mai 2008.
© Philippe Wojazer/Reuters
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