Société | 17 juillet 2019

MRIAE : Master/Magistère Relations Internationales de l’université Panthéon-Sorbonne

De GlobalGeoNews GGN
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Le MRIAE est une formation en relations internationales de l'université Paris 1. Pluridisciplinaire et professionnalisante, elle rassemble des étudiants de tous horizons. Son corps enseignant, son association d’étudiants et son réseau d'alumni contribuent à sa renommée. Explications. Par Marine François

 

Le MRIAE (Master/Magistère Relations Internationales et Action à l’Etranger) est une formation rattachée à l’université Panthéon-Sorbonne (Paris 1). Laurence Badel, directrice de la formation la décrit comme « une formation universitaire, pluridisciplinaire et généraliste dans laquelle les étudiants acquièrent toutes les compétences ayant trait aux métiers touchant aux relations internationales. »

On y apprend ainsi l’histoire des relations internationales, le droit international, deux ou trois langues au choix, la gestion, la communication, les questions de sécurité-défense…Les matières sont nombreuses et diverses, et les étudiants se spécialisent sur des aires géographiques en deuxième année.

On distingue cependant le master et le magistère, bien que de nombreux cours soient communs aux deux formations « Le MRIAE a été créé sous la forme d'un magistère en 1985, puis adossé à un master dans les années 2000. Il existe toujours chez nous un "parcours Magistère", en trois ans. Les étudiants sortent souvent de classes préparatoires. » Un bac+2 est nécessaire pour entrer en magistère, et un bac+3 (équivalent licence) pour le master. Il est aussi possible de faire son Master 2 ou son Magistère 3 en alternance.

 

Les débouchés de la formation

Certains étudiants accentuent leur spécialisation par une dernière année dans un master 2 ou se présentent dans des institutions comme le Collège de Bruges. D’autres entrent directement dans la vie active : en entreprise, en ONG, dans la direction internationale d'une municipalité, en administration …etc.

Marie-Laure Massei-Chamayou, agrégée d’anglais, maître de conférences en études anglophones et enseignante dans la formation depuis 2013 indique : « En anglais nous préparons aussi les épreuves du concours du Quai d’Orsay ». Car selon Madame Badel : « Les étudiants se présentent de plus en plus aux concours de la haute-fonction publique grâce à la préparation commune à Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, qui, aujourd'hui, obtient les meilleurs résultats à l'échelle de la France. »

Pour Valentin Fauvel, étudiant en magistère 2 et président de l’association des étudiants, « La diversité des alumni depuis une trentaine d’années montre que le champ est assez divers et ouvert. Pour ma part, je vais travailler dans la sécurité défense. Mon projet initial était la diplomatie, mais les enseignements du MRIAE ont affiné mes choix ». Le réseau du MRIAE rassemble environ 1400 alumni.

 

Les critères d’admission

Le MRIAE est ouvert à un large spectre de candidats. Mme Massei-Chamayou fait partie du jury. Elle explique : « Les critères, c’est la solidité du parcours antérieur, et le fait d’avoir plusieurs langues - d’autant plus si elles sont rares -. Un projet professionnel cohérent, avec une spécialisation sur une aire géographique. La personnalité de l’étudiant est aussi très importante. On doit le sentir motivé, bienveillant, et prêt à s’investir, notamment dans l’association. Un sens du service public, en d’autres termes ».

Valentin Fauvel, ajoute que les candidats viennent d’horizons très différents. « Mais la sélection est assez rude, globalement moins de 10% des candidats sont pris in fine. Le pourcentage est semblable à celui des grandes écoles. »

La sélection se fait en deux étapes : étude du dossier, puis oral d’admission de 30 minutes avec un jury de 2 à 4 professeurs. Les questions permettent de vérifier les connaissances générales du candidat, son projet professionnel, et sa maitrise des langues étrangères.

Valentin est entré en Magistère après une prépa BL à Bordeaux au lycée Michel de Montaigne. « J’en avais eu beaucoup d’échos positifs. Le magistère est une sorte de formation 3 en 1 : recherche universitaire, professionnalisation -avec les stages- et la possibilité de partir un semestre étranger -uniquement pour le magistère-L’année prochaine, je vais faire mon magistère 3 en alternance au ministère des armées en tant qu’analyste chargé d’étude. Pour moi, c’est presque devenu une formation 4 en 1 ».

 

Les avantages de la formation

Pour la directrice, « A l'heure où les "grandes écoles" n'ont que le mot démocratisation à la bouche, le MRIAE est la formation universitaire démocratique par excellence, accueillant des étudiants venus de toute la France et de l'étranger »

Le coût de la formation est attractif : 190 euros pour le Magistère 1. 261€ pour une année de master (et de s 2 ou 3), avec en plus chaque année 90€ pour la CVEC (Contribution Vie Étudiante et de Campus). « Le MRIAE compense son peu de moyens financiers face aux grandes écoles par un engagement humain exceptionnel de l'équipe enseignante et de l'équipe administrative. C'est une petite structure, souple, réactive, très soudée et très respectée au sein de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ». Madame Massei-Chamayou le confirme « Il y a des liens solides et de l’amitié au sein de l’équipe enseignante. L’investissement va au-delà d’un simple travail. »

Chaque année, 18 étudiants entrent en master et 18 en magistère. « Les promos sont à taille humaine, on connaît nos étudiants ». Valentin considère primordial cet aspect social, qui les rend acteurs de leur formation. « Cela crée une émulation de projets. L’association des étudiants que je présidais cette année a multiplié les projets pour mettre en lien nos 1400 alumni, valoriser la formation, et aider à la recherche de stage. ». Pour Madame Massei-Chamayou, les étudiants sont les ambassadeurs du MRIAE. Elle s’apprête en effet à signer une convention pour formaliser un accord avec l’Ecole militaire, grâce à un étudiant qui y a fait un stage.

Sans oublier que la Sorbonne est un établissement prestigieux à l’étranger. Et le point fort de la formation pour les employeurs est le niveau en langues des élèves. Les « compétences linguistiques permettent à nos étudiants d’être très souvent pris dans les ambassades, les consulats et les organisations internationales pour leurs premiers stages », selon Madame Badel.

 

17/07/2019 - Toute reproduction interdite


Valentin Fauvel, Président de l'association des étudiants du MRIAE
Association des étudiants du MRIAE
De GlobalGeoNews GGN

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