Culture | 17 juillet 2019

Le quotidien hilarant d’Emmanuelle Tabaret

De Peggy Porquet
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Emmanuelle Tabaret égaie ses 21 000 fans sur les réseaux sociaux grâce à ses dessins teintés d’un humour décapant, qui relate son quotidien de maman de trois garçons. Elle prépare le prochain tome de la série « Hilarant Quotidien » bientôt disponible sur Amazon. Entretien. Par Peggy Porquet

Vous étiez auparavant dans le monde de l’image. Comment en êtes-vous venue au dessin d’illustration ?

J’étais iconographe en agence photo mais je dessinais aussi en parallèle. En réalité j’ai toujours gribouillé partout où je suis passée, à l’école, au boulot, au téléphone, machinalement ou pour caricaturer des situations ou des personnes…

Pourquoi avez-vous choisi de relater le quotidien de votre famille ?

Parce que je n’ai pas à aller chercher l’inspiration bien loin. Et puis ils me font rire, enfin souvent après-coup … Alors le fait d’illustrer les déboires de cette vie de famille m’aide à dédramatiser tout ça.

Vos enfants participent - ils aux choix des thèmes ?

Ils me proposent des idées que souvent, je ne trouve pas terribles. Par contre, quand ils se reconnaissent à travers les dessins, ils trouvent que j’exagère.

Lorsque que l’Europe a été frappée par des actes terroristes ces dernières années vous avez dessiné votre désarroi. Comment, en tant que mère abordez-vous ce thème avec vos enfants ?

Essentiellement en leur expliquant que l’ignorance est le pire des fléaux. Mais je me rends compte qu’ils sont très informés et ont heureusement développé un bon sens critique. En tant que maman j’essaie de ne pas me laisser envahir par la peur.

Quels dessinateurs qui vous inspirent ?

Ce que je préfère dans la bande-dessinée, c’est l’humour. Quand en plus il s’allie à des coups de crayons de génie, c’est un pur régal. Je peux rire aux larmes sur une case d’Edika ou de Binet, je peux relire leurs albums en boucle. J’aime aussi la poésie de Riad Sattouf, parce qu’il y a toujours une pointe d’humour.

C’est seulement l’année dernière que le festival d’Angoulême a nommé dix femmes pour le Grand Prix international de la bande dessinée. Pourquoi les femmes sont-elles sous représentées dans ce milieu ?

Je n’en n’ai pas la moindre idée, je ne connais pas assez le milieu (ni les œuvres des auteures) pour avoir un avis précis, mais j’imagine, peut-être naïvement, que cela évoluera comme dans tous les autres domaines, artistiques ou pas.

18/07/2019 - Toute reproduction interdite


Toboggan dangereux
Emmanuelle Tabaret Illsutrations
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