À quelques jours de l'inauguration des jeux olympiques d'hiver à Pékin, la Chine affirme sans complexe un modèle civilisationnel qui se fonde sur des valeurs radicalement opposées à celles du monde occidental ; aussi bien sur le plan politique, économique que social, notamment sur la question des droits de l'Homme.

Cette attitude décomplexée laisse libre cours à des méthodes dictatoriales dont témoignent notamment la répression des Ouighours et l'écrasement de toute répression politique à Hong-Kong, dans le silence assourdissant de la communauté internationale.

Géopolitologue et essayiste, Alexandre Del Valle analyse cette démonstration de force du pouvoir chinois face au bloc américano-occidental. C'est d'ailleurs l'un des axes de son livre « La Mondialisation dangereuse, vers un déclassement de l'Occident » (éd. L'Artilleur), co-signé avec Jacques Soppelsa.

La Chine apparaît ainsi comme une alternative au modèle américano-occidental dans ce contexte multipolaire, et comme un leader mondial pour un ensemble de nations davantage attachées au polycentrisme des valeurs.

La rivalité reste pour l'heure larvée, realpolitik oblige ! Mais il ne faut pas négliger le risque de conflit, y compris armé, entre les deux camps géopolitiques antagonistes. Avec peut-être même une possibilité d'affrontement militaire, en particulier si la Chine met à exécution ses menaces d'agression contre Taïwan.

Francis Mateo/Alixan Lavorel/Fild
De Alixan Lavorel