La France peut-elle résister au mouvement woke et à la cancel culture ? Olivier Amiel fait partie en tous cas des opposants à cette idéologie, sorte d'avatar de la « french theory », qui a prospéré dans les universités américaines.

Aux États-Unis, l'écrivain américain Bret Easton Ellis fut l'un des premières cibles de cette idéologie qui est aussi un nouveau puritanisme. En prenant la défense du romancier dans son essai « Voir le pire », Olivier Amiel avait commencé ce travail de critique d'un mouvement qui attaque les valeurs françaises d'universalisme.

Avec son nouvel ouvrage, « les petites souris » (éd. Les Presses Littéraires), l'auteur prolonge la réflexion sur cette menace d'une « cancel culture » qui se diffuse toujours davantage dans le monde, où la France apparaît comme un « camp retranché ». Ce sont nos libertés qui sont en jeu, à commencer par la liberté d'expression. Avec, au delà, une convergence des luttes entre des univers pourtant bien éloignés, mais qui se retrouvent dans une stratégie de la victimisation. C'est ainsi que les tenants du mouvement « woke » deviennent notamment les « idiots utiles » des islamistes... même si ces derniers détestent ce que la « cancel culture » prétend défendre.

Comment résister ? En disant le réel tel qu'il est, dans sa diversité et son altérité, en dispersant par les mots la fumée d'une idéologie délétère.

 

Francis Mateo/Niccolo Bruna/Fild
De Niccolo Bruna