Société | 8 juin 2021
2021-6-8

L’antiracisme orwellien

De Guillaume Bigot
2 min

Le 31 mai dernier, une vidéo a circulé sur les réseaux sociaux dans laquelle un jeune Algérien a vomi son racisme anti-africain. Une vidéo qui a créé une onde de choc et percuté l’idéologie woke.

La chronique de Guillaume Bigot.

Woke pour « éveillé » en anglais. D’après ce discours made in USA qui influence une part croissante de la jeunesse et des sphères de pouvoir, il n’y aurait qu’un seul racisme, celui des blancs qui s’exercerait contre les soi-disant « racisés ».

Cette vidéo a donc provoqué un bug dans le logiciel de la classe dirigeante car un racisé y exprime son racisme à l’égard d’autres racisés.

Jusqu’ici, le politiquement correct protégeait les pseudos racisés contre toute accusation de racisme, puisque seuls les blancs pouvaient être racistes.

C’est d’ailleurs le comble du racisme que de penser qu’il n’aurait qu’une couleur.

Nos dirigeants commencent à peine à reconnaître que des gens de couleur puissent être racistes.

Mais si le gouvernement et la caste médiatique condamnent enfin ce racisme racisé, c’est uniquement parce qu’il vise d’autres racisés.

Il existe en effet un second tabou qui n’est pas tombé : celui qui entoure le racisme anti-blanc.

Les blancs ne pourraient être les victimes d’un racisme dont ils auraient le monopole. À défaut d’être crédible, le wokisme est, au moins, cohérent.

Lorsque le rappeur Nick Conrad parle de pendre les blancs, ce ne serait donc pas du racisme mais l’expression de sa créativité.

Lorsque le rappeur Youssoufa rêve, je cite : « que ma semence de nègre fout en cloque cette chienne de Marine Le Pen » ce ne serait pas du racisme mais une expression d’antiracisme.

Cette réticence à admettre que le racisme et la xénophobie sont, hélas, très répandus chez certains immigrés et qu’ils peuvent prendre pour cible la France et les Français, reste forte chez une classe dirigeante rongée par la culpabilité coloniale voire par celle de Vichy. Or, il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut voir.

À Calais, des heurts intercommunautaires viennent d’opposer des migrants. Bilan : 7 CRS blessés.

À Mérignac, la pauvre Chahinez a été immolée par son mari algérien parce qu’elle voulait vivre à la française.

En minimisant les tensions intercommunautaires, en rendant les Français responsables de tout rejet de l’autre, la classe dirigeante se protège contre une réalité déplaisante et des conséquences de sa politique migratoire.

Comme le réel ne cesse de leur donner tort, nos gouvernants le recouvre d’un discours orwellien.

Ce discours prétend qu’il se passe l’inverse de ce qui se passe. Dans 1984, Georges Orwell explique. : « La guerre, c’est la paix, la liberté, c’est l’esclavage ; etc. » Alors que dans certains quartiers devenus des ghettos communautaires, les policiers sont confrontés à une véritable violence systémique, le discours orwellien dénonce les violences policières systémiques.

Alors que le pays peine à assurer la sécurité de la jeune Mila qui a blasphémé contre l’Islam, le discours orwellien dénonce l’islamophobie galopante.

Aujourd’hui, le lien entre l’ensauvagement et l’immigration est farouchement nié.

Et la bien-pensance prétend que le communautarisme est une chance pour la France.

08/06/2021 - Toute reproduction interdite


Le rappeur Nick Conrad a été condamné pour son titre "Pendez les Blancs"
© Capture d'écran YouTube
De Guillaume Bigot