Société | 5 novembre 2019

François-Xavier Dugourd (LR) : Dijon a besoin de se libérer !

De Emmanuel Razavi
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François Xavier Dugourd est vice–président du conseil départemental de Côte d’or et Président de la Fédération Les Républicains 21. Ex candidat à la mairie de Dijon en 2008, ce quinqua dynamique est ancré dans sa ville, où il jouit d’une réputation d’homme intègre. Il revient sur les années Rebsamen et explique son soutien à Emmanuel Bichot (voir interview), le candidat LR aux municipales de 2020.

A Dijon, François-Xavier Dugourd est l’un des visages incontournables de la vie politique locale. Candidat face au Maire PS François Rebsamen lors des municipales de 2008, il a toutefois décidé de dédier son engagement politique - avec succès - aux territoires et aux projets innovants, notamment liés à l’habitat au sein du conseil départemental de Côte d’Or présidé par François Sauvadet (UDI).

Il a eu bien raison, tant la capitale des Ducs de Bourgogne semble difficile à prendre. Il faut dire que François Rebsamen a su refaçonner cette ville de 155 000 habitants (pour une agglomération de 243 376), la faire évoluer à plus d’un titre. Preuve en est l’aménagement de la place de la Libération, passée de l’état de parking à celui de véritable lieu de vie, avec ses terrasses de café et de restaurants. Un symbole fort, pour de nombreux Dijonnais.

Pour autant, insiste François-Xavier Dugourd, « François Rebsamen a un bilan contrasté. Bien sûr, il y a eu des aménagements de qualité. Mais en 18 ans, Dijon n’a pas obtenu les résultats qu’elle méritait. Il s’agit quand même d’une ville qui compte 35 000 étudiants (…). Prenez son bilan économique. Une société comme Nespresso qui a mis des années pour venir, s’est implantée au centre commercial de la Toison d’Or, et non au centre ville. La conserverie La Belle Illoise, qui a 80 implantations en France ne s’est quant à elle pas installée à Dijon, mais à choisi Beaune. Pourquoi ? Parce que Dijon n’est pas vue de l’extérieur comme un pôle économique incontestable. Son rôle de métropole n’est tout simplement pas assuré, étant réduit à un simple statut juridique. Elle n’en a d’ailleurs ni le rayonnement ni l’attractivité, les entreprises ayant de plus en plus de mal à recruter des cadres ».

« Une métropole réduite à son seul statut juridique»

Concernant Emmanuel Bichot, qui affrontera l’actuel maire de Dijon lors des municipales, il explique : « Je pense que c’est un homme dynamique, doté d’une culture et de compétences solides. Bien sûr, le combat s’annonce difficile car le pays est traversé par de nombreuses questions. On l’a vu avec la crise des gilets jaunes. Mais justement, l’heure est venue de changer de cap, et de rompre avec la politique politicienne. François Rebsamen, lui, n’agit que par le prisme des sensibilités politiques. Si l’on n’est pas de la sienne, on n’est pas associé à ses projets. (…). Le dialogue avec lui n’est pas simple. Dijon s’est en fait coupée des territoires qui l’entourent. Pourtant, Rebsamen veut prendre le contrôle du département (...). Dans les faits, Dijon n’attire pas les gens d’autres régions, mais siphonne les territoires qui l’entourent, alors qu’il faut pourtant travailler au plus près avec ces derniers. La Côte d’Or a besoin d’une métropole forte, et Emmanuel Bichot est capable d’insuffler cette dynamique et d’aboutir à un nouveau projet, plus visible, plus concret (...). Il faut dire les choses : Dijon a besoin de se libérer, et de libérer ses énergies».

 

6/11/2019 - Toute reproduction interdite


Dijon
DR
De Emmanuel Razavi

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