Le meurtre, vendredi dernier, d’une fonctionnaire du commissariat de police de Rambouillet par un islamiste tunisien arrivé illégalement en France est une fois de plus le signal de la guerre civilisationnelle menée contre notre démocratie. Car oui, il s’agit bien d’une guerre qui nous est livrée par l’islamisme : une guerre contre nos valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Une guerre qui nous impose de ne plus être lâche et d’agir.

L’édito d’Emmanuel Razavi.

Ne nous trompons pas d’ennemis : en aucun cas nos concitoyens de confession musulmane ne sont responsables de la dérive islamiste. Parfaitement intégrés pour la plupart, ils sont, comme les autres Français, les cibles et les victimes de cet extrémisme barbare porté par l’organisation islamiste des Frères Musulmans, les salafistes et leurs alliés d’extrême gauche.

L’islam est une religion respectable, quand l’islamisme est un péril totalitaire qu’il faut combattre.

Pour le contrer, l’État doit être ferme. Mais force est de constater que ceux qui en ont aujourd’hui la charge politique ne sont pas à la hauteur de l’enjeu.

Jamel Gorchene, c’est le nom du terroriste tunisien de 36 ans qui a tué Stéphanie M.

Entré illégalement en France il y a une dizaine d’années, il avait obtenu sa carte de séjour en décembre 2020. On se demande bien comment et pourquoi.

Sur son profil Facebook, on peut voir Pèle mêle des post de Jean-Luc Melenchon, de Tariq Ramadan ou du frère musulman Marwan Muhammad, ainsi qu’une promotion du comité contre l’islamophobie en France (CCIF) récemment dissout, tous ces gens dénonçant en boucle l’islamophobie et amalgamant pathétiquement de fait la lutte contre l’islamisme avec une soit disant haine de l’islam. Ajoutons que le terroriste relayait aussi les messages de Bechir Ben Hassen, un islamiste tunisien connu pour ses appels à la haine.

Le point de convergence entre toutes ces personnalités : leur discours de haine antirépublicain et leur soutien coupable à l’islam politique des Frères musulmans qui contribuent au syndrome de victimisation et à la radicalisation des esprits les plus fragiles parmi les jeunes musulmans.

La faiblesse de ceux qui nous dirigent nous conduira à l’explosion

Mais revenons à ceux qui nous dirigent. Comment peuvent-ils encore croire qu’ils lutteront contre la menace terroriste à coup d’incantations ? Ne se rendent-ils pas compte qu’à force de vouloir ménager la chèvre et le chou, ils laissent la gangrène islamiste se répandre chez les plus jeunes de nos concitoyens ?

Leur manque de courage républicain est en fait symptomatique d’un affaissement de nos valeurs laïques et républicaines.

Si l’on ne peut qu’être d’accord avec les condamnations du président Emmanuel Macron, de son premier ministre Jean Castex et du ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, leurs mots ne suffisent pas. On ne gouverne pas à coups de tweets et de conférences de presse !

Les Français attendent de leur part des actes concrets.

Ils doivent donc agir dès à présent en fermant toutes les associations islamistes présentes en France et en renvoyant chez eux les prédicateurs intégristes qui ne sont pas Français. Les étrangers fichés au FSPRT* dans le cadre de la prévention de la radicalisation à caractère terroriste doivent tous être expulsés, sans exception.

La police et la gendarmerie doivent être davantage et concrètement soutenues. À la fois gardiennes et responsables de la violence légitime de l’État, elles sont au front en permanence pour défendre la République et ses valeurs. Pour cela, elles doivent se voir dotées de plus de moyens financiers et logistiques. Elles doivent pouvoir entrer dans les quartiers sensibles contrôlés par les dealers de drogue pourvoyeurs de fonds de l’islamisme, et y faire leur travail sans que des préfets apeurés ne les empêchent de rétablir l’ordre républicain par crainte d’insurrections.

« On se laisse attirer par la faiblesse, parce que c'est doux et tiède et on s'y abandonne, et on finit par sombrer dans la veulerie », écrivait le romancier et diplomate canadien Jean-François Somain.

Nos gouvernants devraient méditer cette phrase.

* Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste

25/04/2021 - Toute reproduction interdite


Jamel Gorchene sur une photo postée en 2018 sur Facebook
© Capture d'écran Facebook
De Emmanuel Razavi