Quels sont les grands défis internationaux qui attendent le futur président de la République française ? Le géopolitologue Alexandre Del Valle répond, à quelques semaines de cette échéance qui coïncide avec la menace d'un grave conflit entre les États-Unis et la Russie au sujet de l'Ukraine.

Dans cette perspective, la France devrait retrouver son attitude « gaullienne », c'est-à-dire affirmer une souveraineté à la fois politique et militaire. Pour autant, le coauteur de « La mondialisation dangereuse » (Editions de l'Artilleur, 2021) rappelle le risque de déclassement de notre pays face aux autres grandes puissances, à commencer par la nécessité de réaffirmer la place de la France au sein même de l'Europe et ses rapports avec l'Allemagne.

Autant d'enjeux qui sont déjà en question avec la présidence française de l'Union européenne, et qui appellent une certaine continuité, même si Emmanuel Macron n'est pas réélu en avril prochain.

Tous les candidats aux prochaines élections ne sont cependant pas sur une même ligne, avec d'un côté les atlantistes, et de l'autre ceux qui sont plus enclins à se rapprocher de la Russie.

Parmi les grands dossiers internationaux, les prétendants à l'Elysée devront également clarifier leurs positions vis-à-vis de la Chine, qui affiche sans complexe ses ambitions expansionnistes, mais qui dans le même temps s'affirme chaque fois davantage comme un partenaire commercial incontournable.

Selon Alexandre Del Valle, la France devrait être capable, ici aussi, de maintenir un certain équilibre dans ses relations, et affirmer ses valeurs, mais « sans confondre moralisme et diplomatie ».

Des éléments qui doivent compter au moment de choisir le prochain chef d'État français.



 

Francis Mateo/Alixan Lavorel/Fild
De Alixan Lavorel