Société | 21 mai 2020
2020-5-21

Droit de réponse de L’Agence pour l'enseignement français à l'étranger

De GlobalGeoNews GGN
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L’Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) a demandé à exercer un droit de réponse suite à l’enquête de Francis Matéo publiée le 15 mai 2020 dans les colonnes des sites d’information GlobalGeoNews et Atlantico, sous le titre Lycées Français de l’Étranger : L’AEFE  mise en cause dans une affaire de « détournement de fonds publics ». 

L’AEFE, dans son droit de réponse, met en cause des propos « émanant d’un ancien conseiller culturel qui, loin d’être exemplaire, a au contraire été sanctionné pour des agissements répétés » selon ses termes.

Nous attirons l’attention de l’AEFE sur le fait qu’à notre connaissance, les états de service de ce fonctionnaire étaient irréprochables jusqu’à sa suspension, laquelle est intervenue après qu’il ait fait part de questions quant à la gestion du Lycée français de Caracas. En témoigne d’ailleurs sa notation ainsi qu’un commentaire de l’ambassadeur de France à Caracas qui a écrit en juin 2018, peu de temps avant ladite suspension : « Pierre Mazzoni dirige le service le plus actif et le plus dynamique de l'ambassade... Dans ses différentes missions comme COCAC (conseiller culturel), il a constamment fait preuve de sérieux, de dynamisme et de réactivité. Pierre Mazzoni est pour moi un collaborateur précieux, fiable et loyal ».

Monsieur Pierre Mazzoni nous a par ailleurs indiqué par son avocat que : "Le tribunal administratif ne tardera pas à se prononcer sur sa demande de réintégration et donc d'annulation de la sanction qui l'a frappée au terme de procédures internes où le MAE a violé de façon répété les règles en la matière", et que "les indices graves et concordants pouvant laisser craindre à des détournements au lycée français de Caracas ont fait l'objet d'un signalement au titre de l'article 40 auprès du Procureur de la République. Celui-ci a jugé ces indices suffisamment sérieux pour mettre l'affaire en instruction et pour la confier au parquet financier où elle est instruite".

Si dans son droit de réponse, l’AEFE dit par ailleurs veiller « à la plus grande rigueur, sous le contrôle en particulier de la Cour des comptes » nous rappelons que la cour des comptes elle-même, dans un rapport du 26 juillet 2017, fait part de l’opacité de la gestion de l’AEFE, comme plusieurs parlementaires auxquels ont parlé nos journalistes. Le rapport signé par le Premier président de a Cour des Comptes, Didier Migaud révèle ainsi que « La présentation des comptes de l’Agence fait aujourd’hui encore l’objet de débats qui n’ont pas permis, à ce jour, de résoudre la question des « doubles flux » entre l’Agence elle-même et ses établissements en gestion directe qu’elle intègre dans ses comptes ». Il indique aussi : « Plus globalement, le caractère embryonnaire du contrôle de gestion et l’absence de mécanisme d’audit interne ne peuvent être considérés comme satisfaisants ».

Nous rappelons enfin qu’en dehors de son droit de réponse, l’AEFE n’a toujours pas transmis les éléments que nous lui avons demandés concernant l’affectation des bourses du Lycée français de Caracas. Nous demeurons toujours dans l’attente d’un entretien avec le directeur de l’AEFE Olivier Brochet.

La rédaction


Droit de réponse de l’AEFE suite à l’enquête de Francis Matéo publiée le 15 mai 2020 dans les colonnes des sites d’information GlobalGeoNews et Atlantico, sous le titre Lycées Français de l’Étranger : L’AEFE mise en cause dans une affaire de « détournement de fonds publics ».

L’AEFE a pris connaissance avec grand étonnement d’une série d’articles publiée par Atlantico mettant en cause la gestion de plusieurs établissements du réseau et l’AEFE. Concernant le lycée français de Caracas, les accusations portées contre le lycée et contre l’ambassadeur, émanant d’ un ancien conseiller culturel qui, loin d’être exemplaire, a au contraire été sanctionné pour des agissements répétés non conformes à la probité et à la dignité attendues d’un représentant de l’Etat à l’étranger, ne correspondent en rien à la réalité de cet établissement que l’agence soutient dans un contexte économique particulièrement difficile depuis plusieurs années. L’AEFE restera pleinement aux côtés de ce lycée dans la crise pour garantir aux familles françaises et étrangères qui lui font confiance une éducation de haute qualité pour leurs enfants. Une mission d’audit diligentée au sein de cet établissement en 2018, avec pour objectif de faire un point sur le fonctionnement de l’établissement, ses modalités de gouvernance, et sa situation budgétaire et financière a conclu qu’il n’y avait aucune anomalie sur la question des bourses et sur l’utilisation de la subvention de sécurité. Il n’y a évidemment aucun « trou de 7,5 M€ », les élèves boursiers ont bien bénéficié de leur bourse et les travaux de sécurité ont bien été effectués avec présentation des factures correspondant au montant de la subvention. S’agissant de l’établissement de Lima, le comité de gestion a dû prendre des décisions difficiles suite à un audit de sécurité qui a fait apparaître un risque majeur pour la sécurité des élèves et des personnels en cas de séisme. L’AEFE rappelle qu’elle n’a aucune responsabilité en termes de gestion et de décision qui relèvent des comités responsables des établissements avec lesquels elle signe des conventions. Elle a été aux côtés de cet établissement pour trouver des solutions qui permettent de sécuriser les lieux et les élèves et elle continuera de l'être dans le cadre de la convention qui la lie à ce grand lycée pour réaliser les travaux indispensables. L’accusation de détournement de 1,6 millions d’euros (par qui ?), si elle vise l’AEFE, est pure diffamation. Quant aux prélèvements de 6,5% (sic) instaurés en 2010, il s’agit en fait d’une participation forfaitaire complémentaire de 6% sur le chiffre d’affaires demandée aux établissements en gestion directe et conventionnés pour participer aux charges employeur de pension civile des enseignants titulaires de l’Education nationale payés entièrement par l’AEFE et mis à disposition de ces lycées dans le cadre d’accords parfaitement réguliers négociés avec eux. L’établissement de Panama est également un établissement conventionné dans la gestion duquel l’AEFE n’a aucune responsabilité. Les décisions sont prises par le comité de gestion pour le développement de l’établissement et il bénéficie du soutien de l’Agence pour accompagner son développement. S’agissant des procédures conduites dans ses propres établissements, l’AEFE veille à la plus grande rigueur, sous le contrôle en particulier de la Cour des comptes, à la bonne utilisation des crédits. L’AEFE regrette vivement que le journaliste, ait écrit cet article sans aucune vérification préalable, se prêtant ainsi, volontairement ou involontairement à une campagne de dénigrement infondé et instrumentalisée en tout ou partie par un ancien responsable culturel sanctionné pour son comportement inadmissible.

22/05/2020



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