L’on connait son nom et son âge : Zaheer Hassan Mahmoud, 25 ans, qui s’est rajeuni de sept ans devant nos services sociaux il y a deux ans afin de bénéficier de leur prise en charge des « adulescents » clandestins. Un système d’aide sociale à l’enfance au bénéfice des étrangers qui coûte près de deux milliards d’euros par an à la France.

                                                                                    Par Joachim Véliocas 

Le juge des enfants du tribunal de Cergy-Pontoise a refusé de réaliser le test osseux pour déterminer son âge, pourtant suggéré par les services du département étant donné le mensonge manifeste. Les juges fautifs ne sont jamais sanctionnés, et ne s’excusent jamais. Rappelons-nous que quatre juges[1], contre l’avis du parquet anti-terroriste, avaient levé la détention provisoire d’Adel Kermiche malgré sa volonté connue de tenter de rejoindre l’État islamique, qui put ainsi assassiner le Père Hamel. Car c’est bien connu, un bracelet électronique empêche le passage à l’acte. Juge, un emploi à vie, sans risque, aux décisions souvent à contre-courant de ce que le peuple français souhaiterait.

Le faux mineur pakistanais avait fait l'objet en juin dernier d'un rappel à la loi pour port d'armes prohibé. Ce qui n’a déclenché aucune alerte, comme lorsque le tunisien Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, le terroriste au camion de Nice put frapper avec une planche à palette un automobiliste (six mois avec sursis) et frapper régulièrement sa cousine de femme (plusieurs mains courantes déposées) tout en étant toujours le bienvenu en France. Souvenons-nous aussi du tunisien délinquant multirécidiviste, et clandestin, qui put égorger une étudiante et en éventrer une autre gare Saint-Charles à Marseille (octobre 2017) alors que sa place était en centre de rétention selon la loi[2].

Le rêve du Jihad

Hassan Mahmoud a revendiqué son action au nom de l’islam, son père est très fier ainsi que tous les villageois qui viennent le féliciter. Étonnant ? D’abord il faut savoir que l’insulte envers le prophète des musulmans est punie de mort selon les traités de droit sunnite, comme L’Epître [Ar Risâlat] d’Ibn Abî Zayd (922-996) référencé dans le Guide de l’étudiant de la grande mosquée de Paris, présent dans toutes les librairies musulmanes. Le ministère des Affaires religieuses du Maroc rend compte que « Elle [Ar Risâlat] est programmée dans les établissements de l’enseignement traditionnel et elle est hautement considérée par les oulémas » (source : habous.gov.ma). Un consensus des savants sunnites est clair sur ce point, les satiristes du vivant de Mahomet Asmaa Bint Marwân et Abu’Afak n’ont-t-il pas payé de leur vie leurs moqueries envers le prophète, sur ordre de ce dernier ?

Nous nous rappelons que les imâms de la région d’Asia Bibi distribuaient des bonbons pour fêter sa condamnation (Le Figaro du 10 octobre 2014). En 2013, une analyse des livres islamiques programmés dans toutes les écoles primaires publiques du Pakistan fut réalisée par l'institut de recherches sur les médias orientaux (MEMRI). Selon la loi, les chrétiens et les autres minorités religieuses sont obligés d'étudier ces textes. Le rapport de l’institut Memri pointait que « Les manuels des écoles pakistanaises présentent le jihâd et le meurtre de chrétiens, hindous et autres minorités comme un "objectif qui doit être recherché » .

Un documentaire de France 5 intitulé « Voyage au-delà du fanatisme[3] » fut consacré à l'islam pakistanais il y a quelques années. Les journalistes allèrent dans les madrasas (écoles islamiques) interroger les élèves et les professeurs. A la question "qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand ?" un élève de 8 ans répond " quand je serai grand je veux partir faire le jihâd contre les infidèles". Il existe 30 000 madrasas dans le pays...

Zaheer Hassan Mahmoud est membre d’un courant barelvi, strict sur le respect de la Loi islamique et aux relents soufis par son culte des saints. La dévotion au prophète de l’islam y est très forte, et c’est à ce titre que les caricatures outrancières de Charlie Hebdo ne passent pas du tout. D’ailleurs, le chef politico-spirituel que se reconnaît l’assaillant de Paris est Khadim Hussain Rizvi, qui a organisé le mois dernier des manifestations contre la republication des caricatures de Charlie Hebdo, et appelé à l’assassinat des juges qui ont relaxé Asia Bibi.

Si ce courant barelvi est en concurrence avec celui Deoband des Talibans pour le contrôle des mosquées au Pakistan, il ne faut pas en conclure une plus grande modération sur les fondamentaux de l’islam. Au nom du principe de précaution, comme dans le domaine alimentaire, il ne faudrait plus accepter de pakistanais sur le sol français hors voyages temporaires de travailleurs qualifiés et diplomates.

Tant que la France restera une passoire migratoire et que les juges fautifs ne seront pas sanctionnés, la situation ne pourra malheureusement pas s’améliorer.


[1] Le juge d’instruction, le juge des libertés et de la détention, plus les deux magistrats de la chambre de l’instruction spécialisée dans le crime organisé et le terrorisme de la cour d’appel de Paris.

[2] Ahmed Hanachi n'a pas pu être placé en centre de rétention car la préfecture des Bouches-du-Rhône n'a pas donné son accord du fait de l'absence d'une personne ayant autorité pour signer la procédure d’expulsion et de placement en détention. Il est donc libéré le samedi 30 septembre 2017 de sa garde à vue, un jour avant l'attaque !

[3] Voyage au-delà du fanatisme, réalisé par Ted Anpach, diffusé sur France 5 le 17 septembre 2013.

Joachim Véliocas est fondateur de l'Observatoire de l'islamisation. Son dernier livre paru est L'Eglise face à l'islam, éditions de Paris, 2018.

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Joachim Véliocas
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