Variants du virus, tests PCR, quarantaines obligatoires, … Les Français vont affronter un nouvel été avec le spectre du coronavirus flottant dans l’air. Alors que les perspectives de voyages semblent bien compliquées, quelles destinations sont accessibles ? Quelles contraintes à l’arrivée et au départ ? Tour d’horizon.

Par Alixan Lavorel

Partir en vacances au temps de la Covid-19 ? Un casse-tête pour tous les Français qui ne rêvent que d’une chose : profiter de la pause estivale. Afin d’oublier, l’espace de quelques jours, ces deux années marquées par les confinements et autres couvre-feux.

Si la situation épidémiologique semble s’améliorer, force est de constater que tout n’est pas gagné et que les variants du coronavirus ont bien décidé de mener la vie dure aux séances bronzage sur les plages de sable fin. Le résultat est simple quant aux destinations choisies par les Français. D’un côté, un départ massif dans l’Hexagone. Principalement dans les régions PACA, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie qui représentaient logiquement plus de la moitié des destinations au départ de Paris, le week-end des 3 et 4 juillet dernier, selon le site spécialisé Trainline.

De l’autre, puisque la pandémie semble reculer : pourquoi ne pas privilégier de nouveau des destinations plus éloignées ? Selon le comparateur de voyages en ligne Kayak.fr, cinq pays tirent leur épingle du jeu en 2021 : l’Espagne, le Portugal, l’Italie, la Grèce et le Maroc.

Variant Delta, persona non grata !

« Évitez l’Espagne et le Portugal ! ». C’est par ces mots que Clément Beaune, secrétaire d’État aux Affaires européennes, a déconseillé le 8 juillet dernier aux vacanciers français de se rendre dans la péninsule Ibérique cet été. En effet, une crainte majeure inquiète aussi bien les gouvernements espagnols, catalans que français : l’impact du variant delta. La Communauté autonome de Catalogne, où se situe Barcelone, ville particulièrement prisée des touristes français, est en train de réinstaurer des mesures anti-Covid quelques jours seulement après la fin du port obligatoire du masque dans la rue. Une explosion de l’épidémie, majoritairement chez les jeunes, a été observée en Catalogne, passant de quelques dizaines de nouveaux cas mi-juin à plus de 8.000 ce 8 juillet. Mais concrètement, si le gouvernement français conseille d’éviter la zone, aucune réelle restriction aux frontières n’est à signaler à l’heure actuelle. Que ce soit pour l’Espagne, le Portugal, l’Italie et la Grèce, les conditions d’entrées sur le territoire sont les mêmes. Il faudra présenter aux autorités au choix : la preuve d’une vaccination complète avec un vaccin reconnu par l’Agence européenne du médicament (Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson) ou un certificat de guérison (attention, le temps de validité de ce certificat peut varier selon le pays) ou le résultat négatif d’un test PCR ou antigénique de moins de 48 heures (jusqu’à 72h pour les tests PCR en Grèce et au Portugal). Enfin, pour visiter le Maroc, les passagers européens devront présenter à l’embarquement un certificat de vaccination complet ou un test PCR négatif de moins de 48 heures avant la date d’entrée sur le territoire marocain. À l’inverse d’autres États, aucun isolement ne sera demandé aux voyageur venants des pays membres de l’UE.

En revanche, au-delà de l’Europe les choses se compliquent. Alors que les Américains (même non vaccinés) sont autorisés à entrer en Europe pour visiter le Vieux continent, la réciprocité ne semble pas pour tout de suite du côté de l’Oncle Sam. L’entrée sur le territoire américain, second pays le plus visité au monde après la France, est toujours interdite aux Européens cet été.

Le passeport vaccinal européen entre en action

Le tourisme est un élément clé pour l’économie de nombreux pays européens. Pas question donc, de renoncer à un deuxième été consécutif à cause de la pandémie. L’Europe déploie donc une nouvelle arme pour lutter contre le phénomène : le passeport vaccinal. Entré en vigueur le 1er juillet dans toute l’Union européenne (mais aussi en Andorre, Islande, Liechtenstein, Monaco, Norvège et Suisse), il permet aux européens de traverser les frontières sans problème et plus rapidement. Le pass sanitaire européen, également appelé passeport immunitaire, ou certificat de vaccination permet pour le moment de centraliser au format numérique : le certificat de vaccination, la preuve des tests négatifs (antigéniques et PCR) si la personne n’est pas vaccinée, et une attestation d'immunité suite à la guérison au Covid-19. Bref, toutes les preuves pour passer un été au soleil, regroupées en un seul endroit. En France, les démarches pour obtenir le passeport vaccinal se déroulent sur l’application TousAntiCovid ou le site de l’Assurance Maladie.

Pour toutes autres interrogations sur les conditions de voyages cet été, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères tient quotidiennement à jour une carte avec les informations nécessaires aux tests PCR et autres quarantaines à prévoir dans le monde entier, avant le grand plongeon de l’été.

08/07/2021 - Toute reproduction interdite


Des touristes portent leurs bagages sur la plage de Magaluf, à Palma de Majorque, le 1er juillet 2021.
© Enrique Calvo/Reuters
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