Interviews | 1 juin 2021
2021-6-1

Pandémie : Bill Gates, l'OMS et le pangolin

De Francis Mateo
3 min

Dans son dernier livre, le grand reporter Philippe Aimar (1), spécialiste des grandes enquêtes qui a travaillé pour de grandes rédactions internationales, met en lumière les liaisons suspectes (et dangereuses ?) entre le fondateur de Microsoft et l'Organisation Mondiale de la Santé. Tout en faisant la généalogie de la pandémie du Covid-19.

Entretien conduit par Francis Mateo.

Fild : Comment est née l'idée de ce livre ?

Philippe Aimar : Comme son nom l'indique, c'est une véritable enquête que j'ai entamée sans avoir le moindre a priori sur ce que je pouvais trouver. En ayant la garantie de la part de l'éditeur que j'avais toute liberté pour traiter le sujet, et en vérifiant évidemment toutes les informations et tous les faits qui sont exposés. C'est donc un travail de journaliste qui remonte à la source de cette crise du Covid-19. À commencer par la concomitance entre l'organisation d'une simulation de pandémie mondiale à New York, à laquelle participe la fondation Bill & Melinda Gates, et le début des Jeux Militaires de Wuhan. Je démontre que la pandémie a très probablement démarré lors de ces rencontres sportives internationales. Ce sont des faits qui sont vérifiables et que je donne comme des éléments de réflexion, dont chacun peut tirer ses conclusions.

Peut-on en déduire que la pandémie était prévisible ?

Philippe Aimar : Mieux : on peut dire qu'elle a été prévue. Le scénario a été écrit dans le magazine américain George en février 1997 par le Dr. Arno Karlen, et précisément pour l'année 2020. Dans ce même magazine, Bill Gates donnait lui aussi sa vision du futur au créateur de la revue, John F. Kennedy Jr, où le fondateur de Microsoft parlait du « contrôle de la population. Je ne crois pas qu'il ait alors rencontré Arno Karlen, qui venait de publier un livre sur les virus, mais je pense que c'est à ce moment-là que Bill Gates comprend l'importance de la virologie et des possibilités d'une pandémie. C'est sans doute à partir de cette prise de conscience que la fondation Bill et Melinda Gates va devenir le premier partenaire privé de l'Organisation Mondiale de la Santé ! Ce qui est tout de même une aberration pour une organisation qui est censée représenter et conseiller les États.

Quel intérêt peut avoir Bill Gates dans cette crise du coronavirus ?

Philippe Aimar : Bill Gates le dit lui-même : Aucun développement économique n'est envisageable sans une population en bonne santé. D'où sa politique de vaccination contre l'hépatite B, la polio ou encore la diphtérie, dans laquelle la fondation Bill et Melinda Gates va investir des sommes colossales. La République Démocratique du Congo encaissera ainsi quelque 6 millions de dollars simplement pour autoriser la vaccination de 200.000 enfants. Une politique qui passe d'ailleurs aussi par un financement de grands médias afin d'influencer leurs politiques éditoriales. Pour mémoire, Le Monde et The Guardian ont reçu respectivement 4 et 14 millions de dollars de la fondation Bill & Melinda Gates. Tout cela est à mettre en relation avec les révélations du quotidien irlandais Sovereign Independent, qui rapporte la volonté de Bill Gates de réduire de 15% la population mondiale. Une « dépopulation via une vaccination forcée », explique le journal. Ce qui devrait pour le moins amener à s'interroger.

Comment a été reçu votre livre ?

Philippe Aimar : Il vient d'être réédité après épuisement du premier stock. Le livre se vend donc très bien, malgré une certaine défiance médiatique. Il faut dire qu'on est systématiquement suspect dès que l'on sort de la « vérité officielle » de l'Organisation Mondiale de la Santé. Pourtant, il faut bien reconnaître que la gestion de l'OMS a été pour le moins assez légère depuis le début de cette crise. D'ailleurs, toutes les questions litigieuses que je traite dans le livre sont en train d'être révisées, petit à petit. Et personne a ce jour n'a rien pu contredire de ce que j'ai écrit.

(1) « Covid-19 : enquête sur un virus » de Philippe Aimar Ed. Le jardin des livres.

01/06/2021 - Toute reproduction interdite


Philippe Aimar pendant un tournage en Libye en 2008
© Philaimar/Wikimedia Commons
De Francis Mateo