Alors que la France s’apprête à rendre hommage à Samuel Paty, l’enseignant assassiné le 16 novembre dernier par un islamiste, Bertrand Soubelet, général de la Gendarmerie Nationale (2S) et vice-président du parti Objectif France, appelle à combattre l’islam radical pied à pied, par la force légitime de l’État.

                                                                                                             Tribune.

Nous devons résister car la barbarie sur fond de revendication religieuse s'est installée dans le quotidien de notre pays.

Cette réalité n'avait jusqu'ici que peu touché notre caste politique, en particulier les islamo-gauchistes et les bien-pensants, certains installés dans le déni et les plus machiavéliques dans les calculs électoraux.

Mais elle n'avait pas échappé à des millions de Français, quelle que soit leur origine et leur religion, notamment ceux qui vivent dans des quartiers abandonnés. Abandonnés non pas en termes de démagogie et de ressources financières déversées depuis des années, mais abandonnés au plan moral.

Hélas le drame, la tragédie, l'horreur sont les seuls ressorts qui modifient, parfois de manière éphémère, l'approche de ceux qui croient tout connaître de notre pays et des aspirations des Français.

Les réactions de la caste politique après le sauvage assassinat de Samuel Paty sont révélatrices d'une méconnaissance chronique du quotidien des Français et du refus de voir les choses en face.

Les condamnations solennelles, la compassion médiatique, les hommages officiels et les solutions politiques immédiates à l'emporte-pièce, tout cela n'est qu'un écran de fumée qui ne masquera jamais l'inaction de l'État depuis 25 ans face à l'islamisme.

Je peux en témoigner. Entre 2013 et 2014, étant en situation de responsabilité, des centaines de signalements d'individus dangereux radicalisés, de mosquées clandestines, d’imams prônant la violence, de réseaux salafistes, sont restés sans effet.

Pas par méconnaissance.

Par lâcheté.

Cette lâcheté aboutit à des logiques communautaires que l'exécutif a laissé se développer. Les incidents de Dijon qui ont opposé en juin dernier un "collectif" tchétchène à des groupes de voyous d'origine maghrébine en sont une illustration. L'autorité publique a laissé la résolution du conflit aux responsables religieux.

Or cette lâcheté a des conséquences directes sur chacun d'entre nous, qui en avons assez :

  • De supporter cette chape de plomb qui permet à des individus, au nom de l'islam, de cracher sur la France, de ne pas respecter nos lois et de bafouer les principes de la démocratie.

  • Que des enseignants soient agressés par des élèves ou des parents qui contestent leur enseignement au nom de la religion.

  • Que des femmes cadres, dans le privé ou le public, ne soient pas saluées par leurs collaborateurs au nom de la religion.

  • Que sur la voie publique des centaines de personnes se rassemblent pour leur prière du vendredi.

  • Qu’au nom de principes religieux, une différenciation soit faite dans les piscines, à l'hôpital ou à la cantine.

  • Que l'organisation du travail soit perturbée au nom d'un jeûne religieux.

  • Que des provocateurs, au nom d'une religion qu'ils ne pratiquent pas, se répandent en injures sur les réseaux sociaux à propos de la France.

  • Que des imams encouragent à la violence et à la haine dans leurs prêches.

Tout cela est devenu notre quotidien, aussi inacceptable qu’insupportable.

Toutes les renonciations régulières de la puissance publique modifient le mode de vie de notre pays contre le gré de la majorité des Français et ouvrent la voie à une vision de la France contraire à nos principes que sont la Liberté, l'Égalité et la Fraternité.

L'islam sous sa forme politique et sociale imposée par la force du quotidien et par la violence est un poison.

Les professeurs qui endurent des atteintes à la laïcité dans leur classe, les démonstrations vestimentaires avec des niqabs sur la voie publique, les jeunes femmes injuriées parfois frappées en raison de leur tenue génèrent la peur, voire la terreur.

Mais qui réagit vraiment ?

Personne.

Pourquoi ?

En raison de la menace permanente de l'islamophobie, un terme liberticide qui permet de sanctuariser tous les excès de ceux qui ne respectent pas la laïcité. Celui-ci autorise la stigmatisation instantanée de propos ou de personnes exprimant un désaccord avec les visées de ceux qui considèrent leur religion au-dessus de tous les usages et des lois de notre pays.

La charia n’est pas au-dessus des lois de la République

À cet égard, un sondage de l'IFOP établit que 75% des Français musulmans de moins de 25 ans interrogés, se disent d'accord avec l'affirmation selon laquelle la charia devrait s'imposer sur les lois de République.

Il y a donc un véritable problème de fond et il nous faut être clairs : il n'y a pas de place dans notre pays pour ceux qui considèrent que les préceptes de l'Islam doivent prévaloir sur les lois françaises.

Ça n'est pas tout de le dire, il faut le redire et le mettre en pratique. Méthodiquement.

Nous sommes au pied du mur et il n'y a aucune alternative. L'islam doit rester, comme toutes les religions, cantonné à la sphère privée et nous devons combattre par tous les moyens l'islamisme rampant.

Car il empiète sur l'espace public, sur la liberté d'expression, il menace notre liberté et gangrène notre pays.

Pour cela nous devons impérativement :

  • Maîtriser la présence étrangère sur notre territoire et faire du socle républicain la principale condition d'admission et de séjour.

  • Arrêter de financer des associations à caractère confessionnel.

Interdire les écoles coraniques.

  • Expulser les étrangers qui répandent la haine et la violence sur fond de théories religieuses.

  • Refonder les structures représentant l'islam en France.

  • Sanctionner tous ceux qui défient les lois au nom de la religion et ne rien accorder à tous ceux qui ne prennent pas l'engagement de les respecter.

En un mot, briser cet esprit de conquête qui anime trop de prosélytes de l'islam. Car les prosélytes de l'islam sont des islamistes dont l'arme principale est l'intimidation par la violence.

La peur, l'inquiétude et la résignation doivent changer de camp. Il y a urgence.

L'islamisme doit être combattu pied à pied, par la force légitime, car l'intimidation ne peut pas devenir la règle.

Jusqu'ici nous n'avons montré que de la faiblesse.

Plus que résister, nous devons désormais lutter.

Lutter avec nos règles, avec nos lois et notre énergie collective.

Lutter pour ne pas subir un avenir que nous ne souhaitons pas.

20/10/2020 - Toute reproduction interdite


Rassemblement à Lille en hommage à Samuel Paty, le professeur décapité dans les rues de Conflans St Honorine, le 18 octobre 2020.
Pascal Rossignol/Reuters
De GlobalGeoNews GGN