Société | 15 septembre 2019

Andorre : Stop à la pénalisation de l’avortement

De GlobalGeoNews GGN
2 min

A l’occasion de la visite en Andorre d’Emmanuel Macron, co-prince de la principauté, l'Association « Stop Violences » lui a adressé un communiqué pour l’alerter sur la pénalisation de l’avortement. Nous le relayons ci-dessous.

À l'attention de Mr le co-prince Emmanuel Macron:

Depuis l'Association « Stop Violences », qui a son activité dans la Principauté d'Andorre et qui lutte pour les droits des femmes dans ce pays, nous souhaitons faire part d'urgence à la communauté internationale et à M. le co-prince Emmanuel Macron des conséquences graves, pour les femmes de notre pays, qu'ont l'interdiction et la pénalisation de l'avortement. Nous ne pouvons même pas avorter suite à un viol, ni en cas de risque pour la mère, ni lorsque la vie du fœtus ne sera plus possible une fois né.

Le 27 décembre 2018, nous avons lu la réponse à la question posée par la parlementaire Laurence Gayte concernant l'avortement : "Il s'agit d'une affaire interne à la Principauté d'Andorre." Et c'est vrai. Nous apprécions le fait que de la partie française de la co-principauté, contrairement à la partie épiscopale, l’intervention politique se fasse dans le respect et de la facilitation des souhaits du peuple andorran.

Il est aussi vrai que notre parlement et notre gouvernement ne font pas leur travail et négligent leurs obligations envers les citoyens. Permettant à une figure fondamentaliste et anachronique d'imposer sa volonté. Les voix politiques contre l'avortement s'élèvent si fort qu'elles semblent être la seule volonté citoyenne, ce qui n'est pas vrai. Si bien que, dans le dernier rapport de la CEDAW, en date du 1er juin 2018, il est dit qu'en Andorre, nous sommes dans pays féodal soumis à la volonté de l'Église catholique et que, pour cette raison, il n'y sera jamais possible d'avorter tant qu'il y a co-principauté (voir page 24, explications 186 à 192), ne reconnaissant ainsi que la parole de Mgr Joan-Enric Vives, co-prince épiscopal et représentant de l’Église catholique.

Les conséquences de la sanction et de l'interdiction de l'avortement sont dramatiques dans notre pays et ont deux conséquences graves qui violent directement les droits fondamentaux des femmes :

1- LA MATERNITÉ FORÇÉE D'ENFANTS, D'ADOLESCENTES ET DE FEMMES ADULTES.

2- LE RETRAIT DE NOUVEAUX-NÉS À DE JEUNES MÈRES, PRÉCARISÈES ET/OU APAUVRIES POUR LES DONNER EN ADOPTION.

Tout comme le co-prince épiscopal fait entendre sa voix l'imposant par la peur et le chantage. Nous voulons demander à M. le Coprince Emmanuel Macron et Président de la République française, ce grand pays à l'origine des droits humains, de faire entendre la sienne et qu'il se prononce publiquement sur l'interdiction et la pénalisation de l'avortement en Principauté d'Andorre, tout en continuant à respecter, comme il l'a fait jusqu'ici, les volontés du peuple andorran.

Je vous prie de recevoir, Mr. le Co-prince, mes respectueuses salutations.

Vanessa M. Cortés
présidente de l’ association Stop Violències
+376 34 67 21 +376 64 64 64
[email protected]
stopviolencies.es

16/09/2019 - Toute reproduction interdite


Discours du Président Macron lors de sa visite en Andorre le 13 septembre 2019
DR
De GlobalGeoNews GGN

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